jeudi 17 novembre 2011

La revanche des moutons...

... n'aura pas lieu. Nous ne sommes pas chez Orwell, par conséquent de nombreux moutons ont été sacrifiés au besoin du culte musulman, ce sans anesthésie et sans révolte. Les abattoirs avait mis à disposition des machines d'anesthésie à l'électricité (Ah bon, l'électrocution, ça fait pas mal?) mais les sacrificateurs ont dédaigné ce dispositif et préféré la manière traditionnelle: à sec, avec un grand couteau et le mouton terrorisé qui bêle et se débat et qu'on égorge proprement dans un combat musclé entre la bête et l'homme! C'est la tradition. Comme l'excision dans d'autre pays. Traditionnelle, sans anesthésie.
Je dois illustrer le sujet, je me mets à la place du mouton.

mercredi 9 novembre 2011

Eloge de La Lenteur

Pour celle là, paradoxalement, j'ai du faire vite! Cependant en la faisant, un grand calme m'a envahit.
Un petit chat sur les genoux, une tasse de thé, les feuilles mortes flottants entre ciel et terre et voilà... On vous presse et rien ne vaut l'instant suspendu, l'absence d'action, l'immobilisme contemplatif. Ce sont les moments perdus à lire qui emmènent le plus loin, les instants d'arrêt à rêvasser qui nourrissent l'imaginaire et donnent l'engrais pour les semailles. L'éloge de la lenteur, ce sont les plantes qui n'ont l'air de rien et qui éclosent, dans un éclat stupéfiant, quand le temps de moissonner est arrivé.




lundi 24 octobre 2011

Contrition d'usage

Les journaux regorgent d'articles sur la crise financière et ses responsables. De temps à autre, on donne la parole aux banquiers qui font un Mea Culpa auquel ils ont eux même peine à croire... Peut être imaginent t'ils que le fait de s'excuser nous convaincra de leur laisser la monnaie? Dans un futur proche, nous pourrons dire "Sincère comme un banquier", "Fiable comme un banquier" ou encore "contrit comme un banquier".
ex: "Contrit comme un banquier, j'ai de suite recommencé!" Avouez que ça sonne juste!



mercredi 19 octobre 2011

"Peux tu garder un secret ?"

Ce titre est glaçant autant qu'évocateur,  c'est celui du livre du chef de la cellule pédophilie de la PJ bruxelloise, Peter de Waele. C'est un livre qui s'adresse aux victimes, aux parents et aux auteurs d'infamies innommables, c'est un livre que je ne pourrais pas lire, la seule lecture de l'article du Courrier auquel l'illustration est destinée m'a laissé un sentiment de désespoir. Comment de telles choses sont elles possible? Elles le sont. C'est ça qui fout à terre.



mardi 11 octobre 2011

Cabine indiscrète

Après les scanners 3D des aéroports américains, voici les scanners cabines d'essayage!
Oui Mesdames, on va vous quadriller les proportions et vous évaluer le tour de culotte pour mieux vous conseiller! Et c'est avec toute la diplomatie du monde sans doute, qu'une vendeuse, pardon une "styliste", saura vous dissuader d'acheter ce jean slim qui vous va comme un coup de pied dans la gueule.

En somme, rien que ce qu'une bonne copine sait faire, l'humiliation en plus.

Pour Le Courrier International Belgique

vendredi 7 octobre 2011

Memento Mori

Il est étrange de voir que la photo d'un homme que l'on n'a pas connu mais dont les inventions géniales ont profondément affectées nos vies puisse nous émouvoir et nous faire entrer en empathie avec tant d'autres personnes. Steve Jobs est décédé, c'est une nécro qui ouvre la page du site apple et non plus le dernier né informatique de la maison. L'humain prend le pas sur la technologie qui, à l'heure du chagrin et des larmes, à l'heure aussi des regrets, semble dérisoire, revenu à ce qu'elle sera toujours, un aspect trivial et superflu de l'existence.

" Your time is limited, so don't waste it living someone else's life. Don't be trapped by dogma — which is living with the results of other people's thinking. Don't let the noise of others' opinions drown out your own inner voice. And most important, have the courage to follow your heart and intuition. They somehow already know what you truly want to become. Everything else is secondary."  Steve Jobs


Memento mori, certes, ce qui ne veut pas dire autre chose que Carpe Diem.

Bon voyage Steve et merci. (écrit depuis mon Mac...)


Porteuse de mauvaise nouvelle- Courrier International (Belgique)

mercredi 5 octobre 2011

Big Brother

Regardez y de plus près, oui là, au dessus de votre épaule. Vous ne le voyez pas? C'est fait exprès. Vous ne vous en doutez pas mais Lui voit tout! Il connait vos goûts alimentaires, vos trajets, vos dépenses, vos errances salaces sur le net. Il sait où et quand vous avez parqué votre voiture la dernière fois et à quelle heure vous êtes sorti de chez vous. Il peut vous repérer via votre gsm ou par le biais de votre gps. Il a accès à vos données personnelles et si vous vous curez le nez durant les heures de bureau ou que vous vous envoyez un quatrième café, il le sait. Non, ce n'est pas ce crétin de Jack Bauer, c'est le Big Brother sécuritaire, celui que votre employeur a cru décent d'installer dans le parking de l'entreprise, dans les locaux, au dessus de la machine à expresso. Il se combine avec l'Oeil de la Ville, l'Oeil du Web et l'Oeil du Supermarché. On vous regarde, on vous dit que c'est pour votre sécurité.
C'est un peu caméra partout et intimité nulle part. Mais pour votre bien!
On a vu la secrétaire de direction se faire agresser dans le parking, on a VU! Mais personne n'est intervenu...
C'est surtout sécurité partout et justice nulle part. Du coup, j'ai mis un sticker sur l'objectif de ma webcam. C'est déjà ça de gagné...

jeudi 29 septembre 2011

Brazil or Japan

Difficile d'évacuer les clichés lorsqu'on me demande d'illustrer "Le Japon" ou "Le Brésil".
Je n'ai jamais mis les pieds à Brazilia et encore moins dans le Kansaï, même si ce dernier fait l'objet de toutes mes convoitises (oui Japon, un jour, toi et moi, nous nous rencontrerons...).
Mais que reste t'il au néophyte baladeur si ce n'est le cliché, celui là même qui donne un avant goût, préjugeant de la saveur qu'auront le Brésil, le Japon ou les inaccessibles Galapagos? Sur place, l'amertume ou l'aigreur peuvent nous rester aux lèvres, trompés que nous avons été par l'éclat fallacieux d'une image trompe l'oeil. Il est vrai que l'authenticité à un autre goût... Reste l'Esprit. L'Esprit du Japon, l'Esprit de Paris. Cet arôme est reconnu de tous et surtout de ceux qui ne l'ont jamais eu en bouche.
Alors vous me pardonnerez, amis brésiliens et japonais, si de ces images, vous ne percevez que clichés!









jeudi 22 septembre 2011

Bruxelles Ma Belle

Bruxelles, c'est une reine de beauté au nez cassé, mi duchesse, mi soiffarde, un port de reine et la démarche claudiquante. Bruxelles c'est le goût des boulettes à l'oignon mélangé à la ganache praliné. Bruxelles, gouailleuse comme une matinée aux Marolles, à laper une soupe à l'oignon et pèteuse sur l'avenue Lepoutre avec un air salace sous le quant-a-soi. 
Bruxelles, certains disent que tu es vilaine, toute raccourcie de partout, mal attifée, mal récurée. Ces sots là ne t'ont pas encore déshabillée et parcourue de rue en rue. Ils n'ont pas vu, pas pris le temps de voir à quel point tu es stupéfiante, fille fantasque et magicienne, étonnante et à nulle autre semblable, toute rapiécée peut être mais de cuir et de brocards, de pierres précieuses et de chancres urbains où poussent les étoiles. Tu es mal aimée de ceux qui vivent à côté sans se retourner. Tu es adorée par tes apôtres polyglotte, tu es un forum où l'on se presse pour boire une fraîche, une comme toi, blonde et âpre avec un taux de 8° qui fait déraisonner les petits coeurs faibles et hululer les zinneke en mal d'amour. Tu es équivoque, vulgaire et sublime, hautaine et facile, le coeur débordant. Ceux qui t'ont reconnue, de toi sont éperdus. Sous ton toit, il ne fait jamais froid.

Pour le Courrier International "Spécial Bruxelles"

jeudi 15 septembre 2011

Festival du rire (jaune)

Courrier du 9 Mars 2011

"Gouvernement belge", oui j'en vois qui font la grimace...
On parlera de sa remarquable absence, de sa phénoménale incurie et 
de son magnifique cynisme.
"Votez, votez, il en restera toujours quelque chose..."disait l'autre.
Il reste la consternation. 

Le gouvernement flatule et le pays s'asphyxie. Le Belge, d'un stoïcisme qui frise le fatalisme, prend son mal en patience, d'une manière remarquable que nos voisins français pourrait prendre en exemple lorsqu'ils sont pris d'indignation devant une queue à La Poste. Ici on est "Aquoiboniste", parce qu'à quoi bon se fâcher, à quoi bon descendre dans la rue et en définitive à quoi bon voter, les médiocres potentats que nous avons élus se joueront  toujours de nous! 

Cette semaine, ci dessous, une illu pour le Courrier International (éd. belge):
ce bon vieux Bart fait du sabotage. Sa stratégie est de faire pourrir le membre et de prétendre 
qu'un cul-de-jatte pourra encore marcher... 
Mais si, regarde! Sans les jambes, on peut continuer à avancer avec les bras! 


Courrier du 14 Septembre 2011


Sur la façade d'un café, je lis ces mots: 
"La dictature c'est: Ferme ta gueule! La démocratie c'est: Cause toujours..." 
Encore envie de rire?


Courrier du 13 Avril 2011

vendredi 9 septembre 2011

Ethnopsychiatre

En illustration de l'article "Profession: Sondeur d'âmes étrangères" dans Le Courrier International (édition belge) de cette semaine.